SERVICE DE L’EAU

Une double réforme pour assurer la pérennité à long terme des installations du système Neste.

Dans un contexte d’adaptation au changement climatique, le système Neste joue un rôle de plus en plus indispensable à la vie du territoire qu’il dessert toute l’année en eau.

Après une étude complète menée par les chercheurs de l’INRAE, un projet de révision des modalités de tarification du service de l’eau est donc engagé afin de :

  • Mieux correspondre au coût réel du service et des installations,
  • Inciter à l’économie d’eau, dans la perspective d’une raréfaction des ressources,
  • Garantir la pérennisation et la viabilité à long terme des infrastructures,
  • Améliorer l’équité de l’effort demandé à chaque bénéficiaire du service rendu par le système Neste.

 

UNE DOUBLE REFORME:

      > Une action engagée au niveau du bassin Adour-Garonne pour assurer un financement pérenne des volumes dédiés au soutien d’étiage :

  • La démarche est lancée par l’Agence de l’Eau Adour Garonne avec la mobilisation d’un assistant à maitrise d’ouvrage, pour rechercher les solutions permettant de financer de manière durable le soutien d’étiages, dans un cadre de solidarité entre les territoires du bassin Adour-Garonne ;
  • L’objectif de cette démarche est de prendre en considération l’ensemble des volumes d’eau mobilisés par les gestionnaires (hydroélectricité notamment) au service d’un soutien d’étiage de plus en plus important.
  • Le Système Neste, dont les ouvrages consacrent chaque année environ 150 Mm 3 au soutien des étiages, est identifié comme un des 6 territoires pilotes où cette réforme doit être expérimentée avant extension au bassin Adour-Garonne,

      > Un projet d’ampleur pour réviser la tarification des usagers préleveurs (eau brute domestique, eau industrielle et eau agricole), dépendant des ouvrages du système Neste :

  • Les principes de cette réforme s’appuient sur les recommandations de l’INRAE suite au travail d’audit réalisé, sous la supervision d’un groupe de travail constitué des chercheurs accompagnés de représentants de l’Etat, des Régions, de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et de la CACG.
  • Les modalités de révision sont présentées dès la fin du mois de juin à un panel représentatif de chaque groupe d’usagers, afin d’échanger avec eux dans le cadre d’ateliers de concertation animés par l’INRAE.

Un calendrier soutenu afin de garantir aux usagers une continuité de service dès 2023 :

  • Juin – Juillet : Ateliers de concertation pour chaque groupe d’usagers
  • Septembre – Octobre : Validation des modalités de facturation retenues
  • Octobre – Décembre : Contractualisation auprès des usagers préleveurs
  • Début 2023 : Entrée en vigueur des contrats pour une continuité du service

 

Vous retrouverez ici les informations sur l’avancée de ce projet ainsi que les documents d’information au fur et à mesure de leur disponibilité. N’hésitez pas à revenir régulièrement pour consulter l’actualité du projet et télécharger les nouveaux documents.

 

Evolution du service de l’eau

Audit sur l’état des lieux

Audit sur les perspectives et attentes des acteurs

La CACG affirme son rôle d’acteur majeur de la transition écologique en 2021

Le rapport d’activités de l’année 2021 permet de retracer une année riche pour la CACG.

En 2021, la CACG affirme son engagement pour les territoires et son rôle d’acteur majeur de la transition écologique. Dans les domaines de l’eau, de la transition énergétique et de la transition agricole, la CACG est résolument tournée vers l’avenir, en phase avec les différents enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux.

Des rencontres enrichissantes au salon Cycl’eau Toulouse.

Le rendez-vous des acteurs de l’eau sur le bassin Adour-Garonne avait le lieu à Toulouse les 23 et 24 mars.

Les salons CYCL’EAU ont pour ambition d’apporter, en collaboration avec l’ensemble des acteurs publics et privés, collectivités et industriels, des solutions concrètes aux problèmes de la gestion de l’eau, dans un contexte préoccupant pour les territoires.

Parmis les partenaires privilégiés du salon, la région Occitanie et l’Agence de l’eau Adour-Garonne, participaient à l’organisation de conférences mettant en avant les enjeux liés aux défis climatiques et à la préservation de la ressource afin d’apporter des réponses, des solutions et de l’inspiration pour relever les défis d’aujourd’hui.

La CACG en tant qu’acteur majeur se devait d’être présent à un tel évènement pour mettre en avant son expertise et rencontrer les différents acteurs du secteur.

Pour découvrir les thèmes abordés lors des conférences suivez le lien : https://www.cycleau.fr/editions/toulouse-2022

La CACG était présente au Forum Mondial de l’Eau du 21 au 26 mars.

C’est à Dakar au Sénégal qu’a eu lieu le 9ème Forum Mondial de l’Eau. L’occasion de parler des enjeux territoriaux de l’eau et de présenter en détail nos projets.

Nos collaborateurs ont pu rencontrer et échanger avec de nombreux acteurs internationaux impliqués dans le domaine de l’eau et présenter certains de nos projets notamment le projet MOSIS et l’accompagnement de l’Organisation de Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) dans la mise en place d’un outil de gestion.

Avec le projet MOSIS la CACG développe, en partenariat avec la SOGED et E2L, un nouveau type de compteur. En exploitant les données satellitaires et la télédétection, nous souhaitons améliorer la gestion des ressources en eau et leur distribution. MOSIS va notamment devenir un outil essentiel pour la SOGED dans le cadre de la collecte de redevance en eau agricole. Découvrez plus en détails le projet MOSIS avec la vidéo ci-dessous :

 

La CACG intervient aussi sur des études économiques et financières en accompagnant l’Organisation de Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) dans l’élaboration de son nouveau modèle de répartition des coûts et charges des ouvrages communs. Cette étude a pour objectif de fournir à l’OMVS un outil économique et financier de gestion partagée et transfrontalière de ses ouvrages existants et futurs. Retrouvez plus d’informations dans la vidéo suivante :

 

Pour aller plus loin, visitez le site du Forum Mondial de l’eau.

La CACG engagée pour la préservation de la forêt de Miélan

La CACG engagée pour la préservation de la forêt

[PARTENARIAT] La CACG engagée pour la préservation de la forêt de Miélan jugée forêt remarquable.

 

La CACG a signé ce mercredi 16 février 2022 un partenariat avec l’association Nature en Occitanie (NEO) et le Centre Régional de la Propriété Forestière Occitanie (CRPF), pour la préservation de cette forêt et la valorisation de son mode de gestion innovant et précurseur.

La forêt de Miélan, en bordure du lac du même nom et partie intégrante du patrimoine concédé à la CACG sur le système Neste, a été identifiée comme forêt remarquable à forte valeur écologique. En effet, une parcelle a été identifiée comme « pré-vieille forêt » dans le cadre de l’inventaire des vieilles forêts de plaine par le Groupe d’Étude des Vieilles Forêts Pyrénéennes (GEVFP).

Ce type de forêt étant extrêmement rare (il représente moins de 0,5% des forêts de plaine de l’ex-région Midi-Pyrénées) l’association Nature en Occitanie et le CRPF Occitanie ont tenu à souligner les choix de gestion de la CACG pour la bonne conciliation des enjeux économiques et environnementaux :

  • la préservation du site de pré-vieille forêt en garantissant sa libre évolution pérenne ;
  • la conservation d’une trame d’arbres à habitats au sein de la forêt de production gérée en sylviculture intégrative.

Willy Luis, Directeur Général de la CACG a donc signé aux côtés de Pascale Mahe, Directrice de l’association Nature en Occitanie, de Sébastien Drouineau, Directeur Adjoint du CRPF Occitanie et de François de Marcillac, Président du Syndicat des propriétaires forestiers du Gers, une convention visant à formaliser l’engagement de la CACG et encadrer les actions de valorisation à venir.

Cette forêt et les habitats remarquables qu’elle abrite permettront en effet à l’association NEO et au CRPF d’organiser dès le mois de mars des visites de terrain et de sensibiliser élus, professionnels et grand public aux enjeux des vieilles forêts.

Un programme à venir très prochainement !

UN PARTENARIAT AU SERVICE DE LA TRANSITION ENERGETIQUE

L’AREC et la CACG joignent leurs forces pour accélérer les solutions de transition écologique pour les territoires en Occitanie

signature du partenariat entre la CACG et l'AREC Occitanie le 09-12-2021
de gauche à droite : Willy Luis, Directeur Général de la CACG, Jean-Louis Cazaubon, Vice-Président de la Région Occitanie et Stéphane Péré, Directeur Général de l’AREC

 

A l’occasion d’Energaïa, le forum européen des énergies renouvelables qui se tient à Montpellier, Stéphane Péré, directeur général de l’AREC, l’agence régionale de l’Energie et du Climat, et Willy Luis, directeur général de la CACG, ont signé ce jeudi 9 décembre une convention de partenariat pour accélérer la transition écologique en Occitanie.

Avec cette première convention signée entre l’AREC et la CACG l’objectif est de renforcer les échanges et les synergies pour amplifier les projets de transition énergétique et écologique sur le périmètre du futur réseau hydraulique régional, côté bassin Adour/Garonne et plus largement sur l’ensemble du territoire de la région Occitanie.

Construite autour de 4 grandes axes (l’animation et les études dans les territoires, les investissements, le monde agricole et les retours d’expériences croisés), cette convention porte particulièrement sur 3 types de projets d’énergies renouvelables : l’hydroélectrique neuf et rénovation, le photovoltaïque flottant et le photovoltaïque au sol comprenant l’agrivoltaïsme.

« Avec cet accord, nous partageons avec la CACG l’ambition commune de faire grandir les projets de territoires tout en apportant des réponses concrètes à leurs besoins pour faire face au défi du changement climatique », a notamment déclaré Christian Assaf, Président de l’AREC, à l’occasion de la signature de ce partenariat. Avant d’ajouter : « nous disposons en Occitanie d’atouts exceptionnels avec les gisements d’énergies renouvelables, le tissu d’entreprises innovantes et des territoires déjà mobilisés pour la transition écologique. A cela s’ajoute une détermination sans faille pour devenir la première Région à énergie positive. C’est grâce à tout cet éco-système et à ce type d’accord que nous fabriquons des solutions pour construire demain ».

Pour Willy Luis, « ce partenariat  marque le début d’un engagement fort de la CACG aux côtés de la Région Occitanie. Nous attachons une grande importance à intégrer les enjeux de la transition énergétique dans les actions que nous menons sur le périmètre qui nous est confié et je me réjouis que la CACG puisse associer son savoir-faire à celui de l’AREC pour renforcer et accélérer ce processus au service des territoires. »

 

A propos de l’AREC :

Outil de la Région Occitanie, l’AREC fabrique des solutions de transition énergétique pour le passage à l’acte des territoires. L’Agence s’attache à proposer aux acteurs des solutions adaptées, qu’elles soient clefs en main ou spécifiques, selon les contextes des acteurs des territoires d’Occitanie. Neutre, elle porte une vision objective sur les solutions. Tiers de confiance pour les acteurs des territoires et au service de l’intérêt général, la valeur ajoutée de l’AREC se situe dans son accompagnement unique sur l’ensemble de la chaîne de valeur de la transition énergétique : de l’amont jusqu’à la réalisation et le financement des projets.

Pour accéder au rapport d’activité de l’AREC Occitanie, rendez-vous sur :https://www.arec-occitanie.fr/sites/default/files/arec-rapport-activite-edition-2021.pdf

 

A propos de la CACG

Spécialisée dans la gestion de l’eau, la conception et l’exploitation d’ouvrages hydrauliques, la CACG est une entreprise publique au service des territoires. Outre les prestations qu’elle assure dans le sud-ouest de la France en concession de service public ou au travers de prestations de services, elle veille notamment sur un périmètre de près de 8 500 km² concédé à ce jour par l’Etat et dont la Région Occitanie sera à terme propriétaire. Dans une logique d’adaptation au changement climatique et de transition écologique et énergétique, elle place également les savoir-faire qu’elle a développés au service des projets d’énergie renouvelable et de la production d’énergie verte locale.

 

Télécharger le communiqué

DES INSTRUMENTS DE MESURE AU SERVICE DES ZONES HUMIDES

La CACG place son expertise mesure et gestion de l’eau en rivière au service des zones humides du plateau de Lannemezan : des seuils et sondes piézométriques mis en place pour confirmer l’impact des opération de réhabilitation des zones humides sur les réseaux hydrologiques.

Porté par l’AREMIP (Action Recherche Environnement Midi pyrénées) en partenariat avec la CACG et l’ONF et financé à 80% par l’Entente pour l’eau dans le cadre de l’appel à projet de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne (les 20% restants sont financés par les 3 partenaires), le projet « Le Lannemezan : de l’eau sur un plateau » vise à restaurer et étudier les tourbières du plateau de Lannemezan.

L’objectif notamment : diminuer la densité des arbres et résineux plantés artificiellement à la sortie de la 2e guerre mondiale, impactant le réseau hydrologique et asséchant les milieux, par des travaux d’éclaircissement des boisements à l’aide de chevaux pour préserver les zones travaillées.

Dans ce projet, la CACG est en particulier chargée de mesurer, suivre et comparer l’évolution de 2 cours d’eau sélectionnés dans le cadre de l’étude, afin d’évaluer l’impact des restaurations sur le réseau hydrologique.

Aussi, les techniciens de la CACG ont installé il y a quelques jours les seuils entièrement à la main, afin de limiter l’impact sur le milieu et permettre, une fois l’opération de jaugeage réalisée, la mise en fonctionnement des appareils de mesure (piézomètre et baromètre) mis en place.

Aux termes du projet, la CACG contribuera également à la valorisation et la préservation des zones restaurées par différentes actions d’animation territoriale en liens avec les agriculteurs et propriétaires fonciers de façon à favoriser les installations sur des productions spécifiques au milieu : petits fruits, plantes médicinales, etc.

WILLY LUIS, NOUVEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA CACG

Le Conseil d’Administration de la CACG a entériné le 20 mai dernier la nomination de M. Willy LUIS au poste de Directeur Général de l’entreprise.

Diplômé des Mines d’Albi et successivement Directeur Général du SyDED du Lot puis Directeur Général des Services du Département du Lot, sa riche expérience lui permet de prendre ses fonctions à la tête de l’entreprise avec sérénité.
Dès à présent, il veillera à guider et accompagner les 220 collaborateurs de la CACG dans la poursuite de sa mission d’intérêt général, dans un contexte fort de transitions économiques, agricoles et environnementales.

Forte de plus de 60 années au service des territoires et de l’expertise de ses ingénieurs et techniciens, la CACG apporte des réponses concrètes aux enjeux du changement climatique sur les domaines de l’eau, l’environnement, l’agriculture et l’énergie, en France et à l’international. Grace à la gestion des 80 ouvrages hydrauliques qui lui sont confiés dans le cadre de délégations de service public, dont 15 en concession d’état, elle veille ainsi notamment à l’alimentation en eau de près de 3500km de rivières dans le sud-ouest de la France.

 

Télécharger le communiqué

SECHERESSE : un défi pour la gestion de l’eau de nos rivières

La CACG assure la gestion d’un ensemble d’ouvrages hydrauliques en délégation pour le compte de plusieurs institutions, de collectivités et de l’Etat. Parmi ceux-ci, le système Neste lui permet notamment de veiller toute l’année à l’alimentation en eau des rivières de Gascogne.

Mais, si la notion de sécheresse revient chaque année de façon récurrente, elle se fait à chaque fois un peu plus ressentir, impactant directement les ressources en eau disponibles et de fait, l’eau injectée dans les rivières, pourtant essentielle au maintien de la biodiversité de ces cours d’eau, à l’alimentation en eau potable de 280 000 habitants, ou encore à la sécurisation de l’activité économique, agricole et industrielle des cinq départements concernés ( 31,32,47,65,82).

«L’analyse des débits naturels relevés ce printemps sur la Neste nous permet de confirmer que cette période s’avère être l’une des plus sèches jamais enregistrée : les débits relevés sur cette rivière sont même allés jusqu’à atteindre, entre les mois d’avril et de mai, le niveau le plus bas jamais mesuré depuis 60 ans », précise Pascal Chisné, responsable de la gestion des eaux à la CACG.

Et si les pluies régulières que nous connaissons depuis plusieurs semaines ont permis de reconstituer en grande partie les stocks de piémont, elles ne permettront pas de compenser l’absence de manteau neigeux qui garantit l’écoulement naturel des rivières de montagne.

 

 

 

 

 

 

 

Pour faire face, une baisse des débits délivrés en rivière et une diminution
des prélèvements autorisés ont été actés pour « tenir plus longtemps »

Dans ce contexte, la Commission Neste réunie le 29 juin a permis de mettre autour de la table l’ensemble des usagers, services de l’état, élus et associations environnementales afin de définir la meilleure stratégie à adopter pour les mois à venir.

Car l’enjeu sur ce territoire n’est pas seulement de « tenir l’été », mais bien d’économiser au maximum les ressources en eau disponibles afin de garantir une alimentation régulière des cours d’eau et l’accès à l’eau potable jusqu’en automne, voire même en hivers lorsque les périodes de sécheresse s’allongent.

Pour ce faire, conformément aux process établis selon les différents travaux de simulation réalisés, les ingénieurs de la CACG ont notamment proposé lors de cette réunion de diminuer de 25 % les quotas de prélèvement autorisés pour l’usage agricole.

Après de nombreuses discussions animées entre les participants compte tenu de l’impact pour l’agriculture et l’économie locale, les membres de la Commission se sont finalement accordés sur cette décision, incontournable pour une gestion prudentielle et durable des rivières.

En complément et en application du SDAGE, document de planification de la gestion de l’eau en France, il est acté que le niveau des débits attendus (les « débits objectifs d’étiage ») dans les principaux cours d’eau alimentés pourra être abaissé à 80%.

Enfin, dès lors que cela sera nécessaire, la dérogation « basse Neste » permettra de maintenir l’alimentation des rivières de Gascogne à partir de la Neste en sollicitant la solidarité entre les deux bassins Garonne et Gascogne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Commission Neste est l’organe de concertation et de décision de la gestion de l’eau sur le système Neste. La CACG, concessionnaire des ouvrages hydrauliques de ce système, en sollicite la réunion dès que la situation le nécessite au regard des courbes de gestion afin que les participants étudient et discutent des mesures à prendre pour la gestion de l’eau sur ce territoire.
La CACG regroupe plus de 220 collaborateurs au service de l’eau sur le grand Sud-Ouest et plus largement en France et à l’international. Les 85 métiers qu’elle rassemble lui permettent d’assurer la maintenance de plus de 85 barrages dans le cadre de délégations de service public et la gestion de près de 500 millions de m3 d’eau chaque année, dont 225 millions sur le système Neste

 

 

 

 

Le système Neste, à la naissance des rivières de Gascogne

Le canal de la Neste mis à sec pour travaux

Un « chômage » total, essentiel au bon fonctionnement du canal et à l’alimentation en eau des rivières de Gascogne.

Du 22 mars au 16 avril comme tous les 5 ans, le canal de la Neste verra son débit diminuer, jusqu’à sa mise à sec totale entre Sarrancolin et Izaux, afin d’assurer son entretien et son auscultation.

Les équipes de la CACG, concessionnaire de l’ouvrage, disposeront alors de 4 semaines pour mettre en œuvre et coordonner les opérations de nettoyage, de rénovation des vannes et rigoles d’alimentation, d’inspection géotechnique des ouvrages, ou encore cette année, de sécurisation des abords rocheux qui surplombent le canal.
Un défi minuté avec un impératif : rendre toute sa fonction au canal dès le 17 avril.

Car durant les travaux, les 17 rivières habituellement reliées au canal bénéficieront essentiellement des ruissellements naturels de saison, avant que le relai ne soit assuré par les lacs de piémont dont les stocks devront toutefois rester mobilisables jusqu’à l’hiver prochain. Sur certains tronçons néanmoins, la CACG assurera un débit minimum par pompage pour les besoins en eau potable, la biodiversité, ainsi que la sécurité d’un site industriel classé SEVESO.

Des pêches de sauvetages

En amont de ce chômage, pas moins de 8 journées de pêches de sauvetage seront mises en œuvre au total dans les différentes rigoles et le canal, par la Fédération Départementale de Pêche des Hautes-Pyrénées avec le concours des bénévoles des Associations agréées de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA) du Bassin Neste et du Plateau de Lannemezan.

Visant à préserver la ressource piscicole, ces prélèvements seront relâchés dans la Neste et dans les secteurs de cours d’eau du plateau moins impactés par la diminution des débits. Truites et autres poissons repeupleront ensuite naturellement les canaux lors de leur remise en eau.

De la même manière, la pêche sera interdite par arrêté préfectoral durant toute la durée du chômage sur certaines rivières et canaux du département.

Le canal de la Neste, un ouvrage clé pour le territoire

Géré toute l’année par la CACG dans le cadre d’une concession d’Etat, le Canal de la Neste permet d’acheminer 24h/24 l’eau des montagnes vers 17 rivières de Gascogne. Sa gestion complexe vise à satisfaire en continu l’alimentation en eau des villes telles qu’Auch, les usages de loisir, l’irrigation des cultures, tout en assurant toute l’année un niveau d’eau indispensable à la vie aquatique. Un véritable challenge dans une zone naturellement coupée des eaux pyrénéennes.

EN CHIFFRES :

  • 1 canal de 29km de long
  • 20m de dénivelé
  • 1350km de cours d’eau réalimentés
  • Grace à 15 lacs de piémont
    et 200km de rigoles
  • 220 millions de m3 d’eau gérés toute l’année
  • 70% de l’eau destinée à la biodiversité
  • 280 000 habitants alimentés en eau potable

Le système Neste, à la naissance des rivières de Gascogne